BOUBACAR JALLOW: un infiltré au profit de Kagame.
(Prison centrale KGL Director Dativa Mukanyangezi,  Représentant de Kagame auprès du TPIR: Aloys Mutabingwa, Le Procureur Bubakar Jallow et l' Ambassadeur Joseph Mutaboba. (Photo/ J Mbanda)?
Edition Panama - Lieutenant Abdul Ruzibiza
La justice internationale n'est qu'un aspect de la politique internationale. Tout comme la justice nationale n'est qu'un aspect de la politique nationale. La première est au service de la deuxième et non l'inverse. La séparation des pouvoirs, leur indépendance et leur coopération participent d'une même réalité, celle de l'Etat. Or, il n'y pas d'Etat pour tous les citoyens. L'Etat est toujours au service d'un groupe social, qui dans le meilleur des cas, peut être une classe sociale. Or, au niveau international, il n'y a pas d'Etat international. Il y a plusieurs Etats dont les buts divergent et même s'affrontent, parfois de façon antagonique. 
 
Le rapport de forces entre Etats est donc au centre de la décision. Ce sont les Etats les plus forts qui déterminent les décisions internationales. Pour notre malheur, depuis l'effondrement de l'URSS, les USA sont seuls aux commandes. Au Conseil de Sécurité des Nations-Unis et à l'OTAN, ils sont presque seuls à décider. Parfois, ils se passent de l'approbation des autres Etats.
 
Aux Nations-Unis, c'est le Conseil de Sécurité qui décide. Et le CS, ce sont les cinq permanents, disposant d'un droit de veto, qui déterminent les décisions. Les cinq ne sont pas toujours d'accord. Chacun de ces Etats peut avoir un intérêt vital. A titre d'illustration, la Chine  a contrarié l'agenda des USA, du R-U et de la France au sujet du Darfour. La Russie a arbitré. La Russie contrarie l'agenda des USA et du R-U sur le Kosovo et l'Iran (nucléaire). La Chine et la France arbitrent. La Chine contrarie l'agenda des USA et du R-U sur la Birmanie. La Russie et la France arbitrent. On peut multiplier les exemples ainsi.
 
Pour le Rwanda, depuis, 1990, les USA et le R-U, avaient leur agenda. La France a tout fait pour s'y opposer. La Russie et la Chine arbitrent et laissent faire souvent. Ils n'ont pas d'intérêts à défendre au Rwanda. Ce n'est pas le cas de la Chine en RDC.
 
Pour le TPIR, les USA et le R-U avaient leur agenda. La France pour s'y opposer n'aurait rien fait d'autre que d'utiliser son veto. En l'occurrence, elle ne l'a pas employé. Elle avait ses raisons. Dans cette affaire, la Chine et la Russie n'avait aucun intérêt en jeu. Elles ont donc laissé faire. C'est encore comme cela que ça se passe, jusqu'à aujourd'hui. Pour l'affaire de H.B. Jallow, il faut savoir ceci:
  1. H.B. Jallow a été engagé pour faire ce que Carla Del Ponte a refusé de faire. Il est dès le départ sous les ordres des Etats-Unis et du Royaume-Uni.
  2. H.B. Jallow a le profil du job. Il vient d'un petit Etat africain, la Gambie, sans aucune influence. La Gambie est une néo-colonie britannique. Elle est elle-même aux ordres des USA et  du Royaume-Uni. Que peut bien faire un diplomate, issu d'un tel Etat ?
  3. H.B. Jallow, comme son nom l'indique, est Peul. A ce titre, il se sent solidaire des ...Tutsis, pas des Hutu. Tous ceux qui ont vécu en Afrique de l'Ouest savent... d'expérience que les Peuls et les Toucouleurs, se sentent solidaires des Tutsis, en général.
  4. H.B. Jallow, à sa nomination, était déjà sous l'influence de Jean Mutsinzi, ancien Président de la Cour Suprême du Rwanda (aujourd'hui juge à la Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples), qui l'a recommandé à Paul Kagame et avec qui il a tissé des liens personnels très forts, lorsque Jean Mutsinzi était secrétaire général de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples à Banjul, en tant que diplomate zaïrois, s'il vous plaît! Il n'a quitté son poste de Banjul de 1989 à 1994, en réalité, qu'à la veille de sa nomination comme Président de la Cour Suprême du ...Rwanda !
  5.  H.B. Jallow n'est effectivement pas corrompu. C'est pire. Il est complice du déni de justice organisé par Pierre Richard Prosper, l'ancien ambassadeur extraordinaire américain pour les crimes de  guerre et ancien adjoint au Procureur du TPIR, qui fut longtemps en poste à Kigali.
  6. Dans cette affaire, les USA, le Royaume-Uni, le Canada et la Belgique, dans un admirable partage des rôles, sont en guerre contre la France, par FPR interposé. Ils font et feront tout pour protéger leurs agents, tant qu'ils en auront besoin. C'est tout. Tant qu'ils n'auront pas changé de politique, ils le protègeront.
  7. Les USA et le Royaume-Uni ont employé leur agent, l'Etat-FPR, ailleurs qu'au Rwanda, en RDC depuis 1996 et au Darfour, au Soudan, aujourd'hui. Ils ne sont pas les seuls. En janvier, la Belgique parlait d'incorporer un peloton de l'APR, RDF, dans sa force en mission au Kosovo. Aujourd'hui, c'est peut-être déjà chose faite.

 

De source bien informée en provenance du siège du TPIR à Arusha / Tanzanie, nous apprenons que le procureur Gambien Jallow qui a remplacé Madame Carla del Ponte était bel bien mandaté non pas par l´ONU mais plutôt par le sanguinaire dictateur Kagame via son lobby qui l´utilise comme policier et/ mercenaire pour veuiller aux intérêts de celui-ci dans la région des grands lacs africains.

 
BY EDWIN MUSONI
KIGALI - The Prosecutor General of the International Criminal Tribunal for Rwanda (ICTR), Bubacar Jallow expressed satisfaction on the new holding cells built for Genocide suspects who are yet to be transferred to Rwanda.The new exotic holding cells are built at Kigali Central Prison (KCP) commonly known as 1930. They are expected to be used for temporary detention of Genocide suspects who will be transferred from the Arusha-based ICTR, or those extradited from different countries.

Suspects are expected to be either held in the facilities while in transit to Mpanga Prison or when they are from the prison to Kigali for trial.
The twelve self-contained room detention facilities are built within the premises of KCP. The cells are painted white and have tiled floors. Each room is 2.7x 3 meters and has electricity.
The rooms are also equipped with a television set, a library and washrooms for the inmates. Inside the cells’ compound is a recreation centre for the inmates to do some sports. The prison has also purchased standard trucks for transporting suspects.
The trucks are air-conditioned, bullet- and sound proof. “I am impressed by what Rwanda has put up to ensure that the prisons confirm to international standards. All this is done in collaboration with our office and the government has ensured adequate holding facilities,” Jallow said.
“I believe this is a clear indication that Rwanda has the capacity to handle cases from ICTR; I guess the judges will be considerate,” he added. Jallow who was accompanied by Obote Odora and Mohammed Ayat, both from the ICTR prosecution office, said that four cases are likely to be transferred to Rwanda.
Recently Jallow tabled a motion to have three suspects in detention at the ICTR facility in Arusha, Tanzania, transferred to Rwanda. The suspects are Lieutenant Ildephonse Hategekimana, and former merchants Gaspard Kanyarukiga and Yussuf Munyakazi. The Secretary General in the Ministry of Internal Security, Joseph Mutaboba, said that Rwanda is optimistic that the prosecution will convince judges at ICTR to have cases transferred to Rwanda.
He said that Rwanda is expecting a number of suspects to be extradited. Since we have a prison that is on an international level, we are sure that cases that have been pending extradition with be approved this time,” Mutaboba said, citing the yet-to-be completed Mpanga Prison that has 76 fully equipped cells.
The Director of KCP, Dativa Mukanyangizi, said that the new section meant for ICTR transferees is big enough for the cases Rwanda is expecting to be transferred. Currently KCP is overcrowded with 4,622 prisoners. Its standard capacity is 2,500. “We hope that this figure will reduce. 
This prison once had over 7000 prisoners and we intend to cut it down from 4622 to 3000,” Mukanyangizi said.

She said that there are some prisoners who are foreigners notably Indians, (DR) Congolese, Americans, Cameroonians and Burundians. “Some of these are charged with Genocide like a Congolese man and some Burundians who are held here; other foreigners are charged with different crimes,” she explained.